Le Roi abdique. Vive le Roi

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Antépénultième jour de fonction pour notre souverain. En effet, suite à l’annonce du 3 juillet dernier, le Roi Albert II abdiquera le jour de la fête nationale, le dimanche 21 juillet. Une première en Belgique, qui voit ainsi un monarque se retirer du palais royal, pour y placer son fils aîné, et devenir ainsi le premier roi pensionné. En cette période troublée par une crise financière hors norme, la présence, ce dimanche, de deux rois et trois reines (avec leurs dotations) fait réfléchir. Que l’on soit contre ou pour la monarchie, cette situation ne peut qu’éveiller les conflits de régions, dont la Belgique se serait bien passé.

Sans doute, le rapport entre la famille royale et les régions peut questionner. Mais il faut savoir qu’en notre pays, outre la différence linguistique, il s’avère que la partie nord ne se reconnaît pas tellement sous la royauté, tandis que le sud trouve cela idéal. Tout ceci orchestré par des partis nationalistes, qui pensent pouvoir mieux arriver à leurs fins en république. Bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais ici il y va de l’unité de la Belgique, et pour cela Sa Majesté Albert II y est parvenu pendant les vingt années de son règne. Avant lui, son frère Baudouin -montant sur le trône le 17 juillet 1951- fut lui aussi le garant de l’indivision du pays. Il mourut le 31 juillet 1993, dans sa villa de Motril en Espagne.

Le 21 juillet, donc, nous aurons droit à l’abdication d’Albert II, et à la prestation de serment du nouveau Roi des Belges, le septième, Philippe. L’actuel Prince, Duc de Brabant, est né le 15 avril 1960, et se prépare -dit-on- à sa fonction royale depuis bien des années, puisqu’il était déjà pressenti pour succéder à son oncle. Les choses, et les politiques surtout, ne l’entendirent pas de cette oreille, et au décès e Baudouin, son frère Albert fut -logiquement- désigné sixième roi des Belges.

Très critiqué, surtout dans la partie flamande, Philippe devra d’emblée « rassurer et convaincre » la population qu’il est bien ce roi que le peuple attendait, à l’instar des Pays-Bas, et qu’il a bien la carrure de diriger -même si la fonction devient de plus en plus protocolaire- un pays en passe à de nombreux soucis, que ce soit économiques, sociaux ou linguistiques.

Pour marquer le coup, toute la presse, écrite, télévisée, radiophonique ou numérique multiplient les reportages et s’activent pour une très longue journée dominicale. Deux événements exceptionnels, coïncidents avec la fête nationale et son cortège de parades et Te Deum, offrant une capitale gorgée de monde, dans une frénésie royaliste de jamais vu. Puisqu’en principe, il n’est pas question au souverain de prendre sa « pension ». Mais en Belgique, cela se fait. Certes, c’est une première, et cela doit être fêté comme il se doit. En fait, tout le monde peut prétendre à un repos bien mérité, même si les mauvaise langues disent souvent que le roi ne fait rien…

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